Ronde des éléments, chevaux, humains et milans.

 

 

 

Se fondre avec la nature

Chaque chose a sa place et tout se mélange

Sous le vent, la pluie, les éléments

 

Les humains à couvert

Les chevaux en plein air

Jour de pleine lune

 

Comme un engrenage

Une chose en entrainant une autre

Le mouvement s’est enclenché

Electricité

Ballet enflammé

Partant du bassin et du ventre

Le chant traverse nos membres

 

Chant sacré

Chevaux sacrés

Se cambrent et trépignent

de pouvoir rentrer dans la danse

du ballet qui se joue de l’autre côté

 

Emportés par le mouvement

Nos coeurs bondissent dans le champs

De leur intrépidité

nous ne pouvions nous abandonner

aux éléments tellement déchainés

que nous perdions pieds

 

Le milan pourtant avait prévenu

Humains vous entrez dans la ronde

de la danse sacrée

des éléments

 

Quand de grandes promesses se rencontrent

rien ne peut arrêter

le temps de se rencontrer

car deux âmes se parlent sans mot

comme 12 âmes se questionnent et forment une même ronde.

Désert enchanté

Là où la roche se transforme en sable,

Où la brise tiède vous caresse la joue,

Où la couleur des fins de journées ocres

Tamisée de pétales blanches,

Se couvre de petits points blancs flottant sur fond de blues.

Quand le jour et la nuit se rencontrent,

La musique enivre les parois chauffées par le soleil,

Le chant des oiseaux,

C’est la partie enchantée de la journée.

Nous éclaboussons de nos chants cette douce fin de journée.

Lumière irréelle,

Chatoiement des doigts au son de la flûte,

Immensité de l’espace.

Le paysage n’est pas encore endormi, enchanté par les notes.

Au seuil de la grotte, le ciel bleu clair – foncé aussi vaste et grand que le terrain qui s’étend à mes pieds.

Nos pieds nus sur la roche dansent les aspérités du sol,

Nos pieds nus dans le sable cheminent au gré des chants,

Champs de possibles infinis.

Mon beau miroir

« On a le même prénom! »

Je suis au guichet de l’hôpital, qui est grand et impersonnel comme beaucoup d’hôpitaux, et je me sens dans les 12 travaux d’Astérix.

Ce matin je lisais un conte initiatique sur une princesse qui n’était pas heureuse avec son prénom: Rose, et qui apprend à l’aimer à travers une fleur, la rose.

Plus tard dans la journée, je rencontre une Armonie. Même sonorité et à deux lettres près la même orthographe (pour moi, c’est Armony). C’est fou, je n’en rencontre que très rarement.

Si j’aime mon prénom? je ne sais pas. Je dirais que c’est délicat. Souvent quand je le donne, je reçois quelque chose comme: « wouaw c’est beau! », regards un peu admiratifs et bizarrement ça m’a souvent mis mal à l’aise.

Quand cette jeune femme ravissante et sublime m’a dit dans un grand sourire « On a le même prénom », en fait, ça m’a fait tellement plaisir. A mon tour je me suis sentie belle et  spéciale.

Et puis, je repense au conte. Dans sa quête initiatique, l’adolescente décide d’aller consulter un vieux sage qui vit au milieu d’une forêt de bambous. Ce dernier lui dit « La beauté ne s’achète pas, elle se découvre jour après jour à qui veut bien la voir ». A la fin de l’histoire, Rose découvre la beauté de la fleur jour après jour sous des facettes différentes, et Rose apprend à s’aimer.

Hier, j’ai justement planté un rosier dans mon jardin…

 

Jour de mes lunes

Aujourd’hui, premier jour de mes « lunes », je ressens le besoin profond de m’écouter.

De laisser passer et voyager mes pensées. Impressions profondes qui m’emmènent dans les méandres de moi-même au détour d’images qui me font voyager. Je sens bien qu’à chaque fois que j’y cherche une cohérence, pragmatique, je perds pieds, je me contracte, j’ai mal, le flot ne coule plus librement. Non, mon corps m’appelle à lâcher-prise. Lâcher, le corps, les sensations, les impressions, pour aller je ne sais où?

Là ou mon âme est appellée à errer un petit temps, mon corps m’appelle à la suivre. Ecouter un rêve enfoui? Laisser tomber les peurs et les questionnements?

Cadeau de la vie pour plus de conscience de l’instant présent, les « règles » ont trop souvent été méprisées, cachées, étouffées, mal menées. Richesse de la Vie, cycle infini qui nous relie à Elle et par là même à nous-même. Puissions-nous écouter son enseignement. Sauvages et puissantes nous sommes.

Je vous laisse, je me retire dans mon antre.

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Faire le dernier pas, avant le grand saut.

Comment j’en suis arrivée là (le titre)?
Une annecedote bien curieuse. Ce chauffage qui tombe en panne à répétition. C’était la fois de trop, la bonne fois peut-être, pour me mettre en questions: « mais pour quoi? »

Association d’idées et écriture automatique, les deux copines, m’ont bien aidé.
Alors voici les mots:

le chauffage   le mouvement

la chaleur       l’amour

le moteur        la bienveillance

La croissance  La confiance

ça ne sert à rien de vouloir avancer sans moteur, sans énergie

c’est la croyance, la confiance, que tout ira bien quoi qu’il arrive

pour pouvoir emprunter le chemin escarpé de la liberté

et de l’unicité.

L’intrépide trépigne d’impatience

voudrait se jeter à âme perdue

vers l’aventure tant attendue

C’est le point zéro,

le point mort

le status quoi?

le point de non retour

la peur

la mort

Comment se fournir en énergie (vitale)?

Penser à soi

Ecouter ses rêves

Sans peur ni foi/loi

Just do it
Take time to yourself

C’est comme si tout près du but il ne restait plus qu’un pas à franchir, mais c’est le plus douloureux de tous.

Comme vouloir laisser tomber le pot de conserve alors qu’il ne reste qu’un twist de la main pour l’ouvrir. Tout le travail qui a déjà été fait en amont n’est pas visible mais bien réel.

C’est comme: arrivée en haut d’une tour, il ne me reste plus qu’une poussée à effectuer pour observer le paysage par dessus le dernier rempart. Mais le corps lache, n’a plus de force, veut abandonner la bataille.

Alors je reste là, en haut de ma tour, je sens le vent puissant siffler à mes oreilles, il fait froid, je suis seule, j’ai laissé tout le monde en bas et je n’ai plus la force de pousser dans mes bras pour voir le payasage.

ça vous parle?

Conte d’Automne : Luiyetu

 

 

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Il y a comme une vague de tristesse, un vent de fragilité, … Un climat froid s’abat sur le village.

Ça pourrait être le début d’un conte.

C’est en tout cas l’histoire qui se raconte, que l’on murmure en cette saison, qui rôde autour de nous tel un loup-garou.

On voudrait fermer la porte, se blottir tout près du feu, s’enivrer de chocolat ou encore de vin chaud pour oublier la bête dont les hurlements s’apparentent au bruit du vent.

Mais il existe une alternative afin de sortir du prisme dualiste: Ou je l’ignore ou le loup me dévore!

Pour autant dire: tout n’est pas paillettes-fleurs-bleues-et-cotillons ou négativité-ambiante-bonjour-dépression, à une caricature près…

 

Comment apprivoiser le loup sans se faire mordre? Comment garder vivant son feu intérieur afin que sa chaleur nous suive là ou nous allons?

Cycle de saisons, roue infinie de vie-mort-vie, rythme de la terre, pour qui peut l’observer est un mouvement perpétuel, un va et vient, un chemin, une tempête, un flot qui nous traverse. De tout temps et en tous lieux, des rites ont ponctué ces cycles. Aujourd’hui endormis, ils sont prêts à resurgir, tapis en nous, intrinsèquement. L’automne nous « àfleure » la peau, nous fragilise dans nos résistances. Plus de sensibilité pour être prêts à percevoir l’indicible, pour être prêts à recevoir un message. Ah? un message, mais quel message?

Il s’agit de bien le regarder en face, le loup, dans les yeux. Juste avec ce que nous sommes et ce qu’il est, une partie de nous. Notre nature profonde et sauvage. Il s’agit bien de l’accepter tel qu’il est et de s’accepter tels que nous sommes, dans nos fragilités. On pense sans doute qu’afficher sa fragilité est dangereux, surtout ne pas la montrer! Se cacher sous une grande cape d’indifférence. C’est un cadeau! en réalité. Et pourtant, on ne nous l’apprend pas. Montrer ses émotions? sa fragilité? La voir en face et en prendre soin. Comme d’un enfant. L’écouter. Panser ses plaies, lui donner le temps de guérir. Et purifier. Les larmes sont des rivières qui purifient nos pensées. Elles coulent comme des torrents de tristesse et d’abandon. Déchirures de nos paupières.

 

C’est le moment de laisser couler, de ritualiser l’au revoir, de dire adieu. Le moment pour laisser partir, et laisser couler la douleur de la séparation, jusque dans notre chair. Laisser monter les émotions mais ne pas les retenir, les laisser filer et disparaitre comme elles sont apparues.

Accueillir, ouvrir la porte au loup, le laisser libre d’entrer à la lueur du feu de bois. S’observer en silence. Puis le suivre d’abord timidement sur le pas de la porte. Ensuite un peu plus loin peut-être. Le laisser nous guider même si la peur nous tenaille le ventre car il fait noir et froid dehors. Perdre pieds, trébucher, reculer, attendre recroquevillés derrière un buisson. Et puis repartir. Dans une course frénétique sans en connaitre la destination, sans en connaître la raison, car c’est insensé, oui, peut-être, mais chercher quand même. Malgré les buissons épineux, les bruits sauvages et les bourrasques, le laisser nous emmener. Nous emmener là, au plus profond du bois, au creux de la forêt, au coeur de nous-mêmes.

Après avoir regardé au fond de ses yeux jaunes opale, derrière les montagnes aux sommets enneigés, au-delà des steppes arides et des marais brumeux, c’est au confin d’une région préservée, secrète et éternelle que le loup nous montre à voir notre nature profonde, le reflet de nous-mêmes dans notre forme la plus brute et la plus nue.

Dans un même instant qui dure peut-être une éternité, la terre nue et riche et le ciel étoilé se fondent l’un dans l’autre, tandis que comme dépouillés de nous-mêmes notre ancienne peau retourne à la terre, baignée des reflets de la lune, ronde et pleine.

Lavés de nos larmes, nous sommes prêts. Les rivières d’émeraudes s’écoulant de nos yeux, ruisselant dans nos mains, ont fait place à un grand vide en nous. Un tout nouvel espace est né. Le vide appelle à se remplir. La vie appelle à le remplir. Ecrire une nouvelle histoire.

C’est le moment d’allumer la flamme, gardienne à travers le temps. C’est la proue de nos voyages. Elle qui guide nos pas.

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°

~ Bon voyage d’automne ~

°

Inspirations / pour aller plus loin:

La tristesse est une émotion qui dit « ok j’ai compris, c’est fini, je suis prêt à passer à autre chose », explications en vidéo par le brillantisime « Et tout le monde s’en fout » sur les émotions

Lecture:

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Musique: Zazie – Adieu Tristesse (merci Caroline pour le partage)

Pour aller plus loin :

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(merci Maryse pour le partage)

Les images que j’ai voulu mettre et que finalement je n’ai pas mis mais qui collent bien et que j’avais envie de mettre quand même:

Vous connaissez la magie de l’automne?

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En général, quand je pense à l’automne, je pense au début de la fin, à l’entame de l’hiver ; le froid s’installe, les jours raccourcissent. Bon d’accord, je pense aussi aux couleurs orangées des feuilles et des potirons, et aux balades ravissantes en plein bois. Mais ces virées automnales de châtaignes, de noix et de feuilles colorées ne suffisent pas à combler le vide laissé par la fin des matins chaleureux, des soirées à la pleine étoile, de cette profusion d’énergie, de végétations, de vitamines, de chaleur en tout genre. Oui mais. Est-ce qu’au final on ne glamourise pas un peu trop l’été ? Et puis, en fin de compte, combien de fois ai-je déjeuné sur ma terrasse cet été ? Combien de soirées suis-je restée couchée au sol à contempler le ciel étoilé ? Bien moins que je ne l’aurais voulu. Enfin, ce n’est pas si trivial, et surtout, là n’est pas la question !

Non, je voulais vous parler de ce matin, ma virée matinale au bois.

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Après une nuit encombrée de cauchemars (c’est Halloween après tout ! Enfin ceux-ci concernaient plutôt une extrapolation de soucis encombrant au sens propre du terme), un petit-déjeuner fade composé de chicoré – j’ai décidé d’arrêter le café, principalement pour raisons environnementales.  Je pense que ma santé m’en remerciera mais il faut l’avouer, la chicorée c’est fade à côté du café– je regarde par la fenêtre en essayant d’organiser mes idées « comment vais-je remplir ma journée au mieux ? » Une cuisine qui appelle le rangement, une salle-à-manger devenue no man’s land (ceux qui me connaissent savent que je n’exagère pas), du linge à trier, à ranger, une fatigue accumulée et une petite voix me suppliant d’être indulgente envers moi-même, me ménager car je suis crevée. J’essaie bien de gribouiller quelques dessins (ma botte secrète) mais rien n’y fait, c’est pas la joie !

A moins que… cette lumière dehors ? Je sors le bout du nez et pendant 5 secondes je rêve. De noix ramassées au creux du bois, de sentir ce rayon chaleureux caresser ma peau et me laisser éblouir. Pas besoin de chercher plus loin ! J’ai trouvé une petit vibration, un titillement, un chatouillis, un ‘ti quelque chose qui fait écho. Je ne tergiverse plus, j’harnache le chien, m’habille de brun (j’aime être en harmonie avec mon environnement) et je prends la route du bois.

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Tout ça pour dire que ce petit appel à trouver une résonnance bien plus profonde que je ne l’aurais espéré. Parmi ces petits retentissements, il y a un événement que j’aimerais vous partager et qui m’a amené à revoir ma façon d’appréhender l’automne.

Arrivée presqu’en fin de balade, je longe un terril et en un coup d’œil le champ de vision qui s’offre à moi, me fait instantanément pensé à une jungle. Oui une jungle, comme celles que j’ai pu admirer sur Ushuaia Nature ou National Geographic.  C’était tout juste si je ne m’attendais pas à voir un petit singe se pendre d’une liane à l’autre, ou même plusieurs singes, tiens ! Je suis à Dour, en Belgique, région tempérée, et ce paysage me fait penser à une jungle de la forêt amazonienne.  Alors oui, j’ai une imagination débordante mais je suis aussi une grande fan de documentaire, surtout sur ce sujet. Bref, je me suis arrêtée 2 minutes ou peut-être 10 devant cette nature et j’ai observé. J’ai remarqué à quel point la vie y était foisonnante. Et puis, j’ai voulu observer encore plus, ressentir. J’ai planté mes 2 pieds dans le sol, bien ancrés, j’ai inspiré profondément. Et, tout d’un coup c’est comme si je ne faisais qu’un avec cette nature, je pouvais ressentir toute cette vie autour de moi. Il y régnait une sorte de… magie.

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Une belle expérience. Rien de bizaroïde ou transcendantale, simplement un moment magique.

C’est de retour à la maison, que je tombe sur cet article qui a suscité toute ma curiosité. Le Samain (ou Samhain). Magie de Facebokk , ce mot apparait deux fois dans des publications complètement différentes. Rien n’est hasard, même avec le plus froid des réseaux virtuels. Je m’intéresse déjà depuis un petit temps aux rites, légendes et traditions ancestrales. Celle-ci concerne nos régions tempérées justement. L’article (ici) raconte que l’automne est en réalité le début de tout, la germination, la création originelle.  Car « le cycle ne commence pas à la naissance visible des choses, mais à la naissance réelle ». Et puis, c’était justement la nouvelle lune hier. Tout  ça, sans vraiment y apporter de raisonnement rationnel  (c’est un pléonasme) me donne plus de sens, me fait sentir bien là ou je suis, me fait aimer l’automne tout autant que l’été ou le printemps.

Une amie me disait justement il y a quelques jours, après lui avoir expliqué que pour le moment j’avais besoin de dormir plus et sortir moins, que c’est la nature des choses, qu’en cette période nous nous tournons vers nous-même. Le recueillement. Tout ça a du sens. Pour pouvoir célébrer nos ancêtres, nos morts, il est plus facile de les atteindre en se recueillant. Pour faire la place et accueillir la ou les graine(s) à germer de l’année future, il est essentiel de se tourner vers soi, s’écouter, se recueillir.

Je rajouetrais encore une dernière chose, essentielle pour moi :  j’aime pouvoir parler de magie avec légerté. Une chose importante peut être légère. Aussi, je conçois l’importance de m’aménager du temps pour méditer tout comme celle de pouvoir rire en toute légerté.  Mettre la musique à fond, danser, rire, et célébrer font aussi parties des choses importantes de la vie.

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